Contes choisis :
• La dot
• La parure
• La tombe
• Pierrot
Le pari de la mise en scène : théâtraliser les contes
de Maupassant dans une interprétation du texte intégral.
La mise en scène :
Les deux comédiens sont tour à tour narrateurs et protagonistes. Les mises
en situation et les tableaux sont liés à l'état d'émotion par des fondus enchaînés
(lumière et musique) comme au cinéma ou par des changements très nets et très brutaux.
Les espaces scèniques sont exploités dans un décor sobre mais toutefois révélateur et
sympathique, en cohérence avec l'action, son lieu, son époque, sa saison et le climat
psychologique du conte.
Le fantastique de Maupassant nous apprend que, dorénavant, l'homme moderne porte en lui ses propres démons. La folie peut naître de la plus légère appréhension, de l'impression la plus fugace, dans la solitude surtout.
Parce que l'homme seul est conduit à faire tourner à vide les rouages de son esprit, il suscite une idée fixe qui le perd :
"C'est cela, la vie ! Quatre murs, deux portes, une fenêtre, un lit, des chaises, une table, voilà ! Prison, prison ! Tout logis qu'on habite longtemps devient prison !"
Existentiels, les récits de Maupassant nous rappellent que la peur de la mort est la source de toute l'épouvante humaine. Notre qualité de mortel même est donc une prison.
Puisque la prison ne peut être détruite, puisque l'angoisse ne saurait disparaître, c'est le sujet qui sombre dans la folie ou qui s'anéantit.